Las letras son breves. Se combinan, juguetean, asombran. Son átomos de la palabra, núcleos de la frase. Vagan por el mundo en busca de su lugar perfecto, pero tal lugar no existe. Dinámicas y atrevidas, las letras se rebelan contra las normas lingüísticas. Las agarro por las patas para ponerlas en su sitio, pero no me dejan. Se agitan, bailan a su antojo. Están confundidas y revueltas. Quiero ordenarlas, pero escapan de mi control… Estas letras tienen vida propia.
21 julio 2015
El uni-verso
Concentró en un solo verso toda su vida, todo su mundo. Cuando quiso salir de él, no pudo: a su alrededor reinaba el vacío.
19 julio 2015
Él, Ella y la Otra
À L. Lederlé
Dos es compañía, tres son
multitud. (Refranero popular)
Ella es guapa, con ese ideal de belleza clásica, a la vez dulce y helénica. Dentro, espera Él: da pasos nerviosos en la pequeña sala e intenta concentrarse en las notas del concierto. Con prisas, llega la Otra. Y se la encuentra.
La Otra especula: debe ser Ella… Aunque no la esperaba: llegó por
sorpresa. Pregunta Ella cosas, responde –en su idioma- la Otra, pues Ella
conoce bien su lengua (la de Él) y el idioma de la Otra. Curiosa y atrevida,
Ella le interroga – ahora que están las dos – sobre Él: “¿Es buen profesor?” -
Se ríe y bromea. Pero ha paralizado a la Otra, quien la mira, congelada, e
intenta sonreír.
Tras los aplausos, Él sale al escenario. Su paso es ligero, firme,
flotante; espalda recta y movimientos de bailarín. Entra con su amplia sonrisa
ladeada, la cara morena, los labios gruesos. Saluda y se sienta. Y se pasa la
mano por el pelo, retirándose el mechón que le cae por la frente. Hoy no explica la obra, sólo la ejecuta. Durante
el concierto, Ella admira el talento del pianista. La Otra se muere por
acariciar sus ojeras.
Manos de pianista. Ágiles, intensas: la Otra piensa en el tópico, pero es
que Él es pianista. Calibran su fuerza en cada movimiento: son fuertes,
fibrosas. Él se acerca siempre de puntillas y medio arqueado hacia
atrás, como un bailarín de fox-trot. Golpea
las teclas con las mismas manos que ayer liaban un cigarrillo de manera
delicada y precisa, casi femenina. Ahora vuelan, veloces. Teclean
con furia. Desgarran. Fusilan.
Termina el concierto, aplauden, salen. Ella se aleja, disgustada, porque Él prometió algo que
no podrá cumplir. La Otra está cerca: escucha la discusión entre ellos, y se incomoda, divaga. Imagina. Él mantiene su argumento y se sale con la
suya. Ella les da la espalda y sale, enrabietada; pero Él no la mira. Ni
tampoco a la Otra. Atiende al público y va a lo suyo. No hay opción, pues Él no deja otra opción
posible. La Otra se la imaginaba morena, pero Ella es rubia, encantadora,
perfecta, y habla todos los idiomas.
La Otra sólo pensó que fueran “Ellos” en la intimidad de la sala de
piano. Pero aunque sean dos, Él y la Otra, nunca serán ellos. Ni aquellos. Son
tan solo dos; un positivo y un negativo que se atraen cuando se encuentran. Un
más y un menos en la aritmética vital. La otra quiso unirse con Él en un
“nosotros”, que Él la integrara en la sintaxis de su vida.
Ella se
aleja, y la Otra
lo retiene un momento –ahora está solo- y radiografía sus gestos
con la mente, se pierde en su mirada líquida y verdosa, calibra su allure, le muerde las palabras;
se a
ho
g
a.
Naufraga.
Gramaticalmente, Ella y Él son “ellos”. Ella y la Otra quizás
coincidieron una vez en el mismo párrafo de la historia, pero están separadas
por un punto final. La Otra sólo quiere volver… porque Él ha dicho que vuelve. Pero
Él pertenece a un mundo del que la Otra no tiene las llaves.
Ellos se van lejos, demasiado lejos. Pero no importa, pues nunca
estuvieron al alcance de la Otra, quien sabe
que nunca volverá a verlo. Aunque se mienta y se diga que sí. Él se irá tras
Ella. O con aquélla, quizás.
La otra se rompe: sus pedazos van cayendo a cada paso que da. Pero la
sola existencia de Él, la anima a seguir buscando. Para compartirlo con otro.
Con aquellos.
Con el Mundo.
18 julio 2015
Matasuegras (Receta)
Ingredientes:
- Cuchillo jamonero
- Una manzana roja
- Mala leche
- El veneno de la madrastra de Blancanieves
Elaboración:
Corte la manzana empuñando el cuchillo como si
fuese un puñal. Dele golpes con toda la mala leche que guarde en la
despensa y añada dos cucharadas del veneno de la madrastra de Blancanieves. Piense
que su suegra no tiene dientes, así que triture bien la manzana. Introduzca la
mezcla en un pirulí enrollado de los que suenan al soplar. Pídale a su suegra
que abra la boca. Sople y administre el brebaje. El sonido es estridente pero
el efecto del veneno le liberará para siempre de los chismes de su suegra.
Advertencia:
Vigilar que en los 3 meses siguientes su suegro
no intente profanar la tumba para besar a su amada.
Taller de microrrelatos "Sea breve, por favor. II" del Colectivo Iletrados
07 julio 2015
Crisis
No tengo.
No tengo una crisis.
Nerviosa.
Una crisis.
Crisis nerviosa.
Un agujero.
Estómago.
Tengo un agujero.
Dónde está mi crisis.
Sólo es hambre.
Tengo una crisis.
Qué es crisis.
¿Qué?
Nerviosa.
¿Qué?
Nerviosa.
Estar (del verbo "estoy")
Tengo una pistola.
(¡Pum!)
- esto no es un poema -
No tengo una crisis.
Nerviosa.
Una crisis.
Crisis nerviosa.
Un agujero.
Estómago.
Tengo un agujero.
Dónde está mi crisis.
Sólo es hambre.
Tengo una crisis.
Qué es crisis.
¿Qué?
Nerviosa.
¿Qué?
Nerviosa.
Estar (del verbo "estoy")
Tengo una pistola.
(¡Pum!)
- esto no es un poema -
07 enero 2015
Des pensées au travail
Les
gens commencent à descendre à la salle de repos : Il est midi. Ou bien ils
sortent pour manger ailleurs. Ils mangent très peu. Un dessert. Deux desserts.
Trois desserts?! Depuis quand le fromage est un dessert ? Oui, on est en France :
de la compote, puis des yaourts et un fruit, un petit suisse (ah, non, le petit
suisse n'est comme celui qu'on vend en Espagne, mais beaucoup moins
sucré !), un fromage… Ils se délectent des desserts. Je ne mangeais pas
autant de lactées depuis que j'étais petite ! Et même pas…
C’est sympa, nous partageons une grande table à manger et nous rencontrons de collèges d’autres services. J’ai de la curiosité : qu’est-ce qu’ils se font à manger ? Dès le plus simple aux paquets les plus élaborés ! Certains apportent son petit huile d’olive, sa petite compote, son petit fromage, son petit pain… Tout est petit quand ils parlent !
Mais le plus drôle c’est quand personne ne parle. Moi non plus. Je devrais parler. Je n’ai pas envie. Si, je l’ai. Non, je ne l’ai pas. Ouf, quelqu’un qui, enfin, parle ! – Je me sens nulle…-
Il est 15h30: c'est l'heure du troisième café. Je me le sers. Je vais prendre quelque chose pour le remuer, et...
- Oh! Pardon! Je viens de jeter tous les couillets par terre!!
Mon chef rigole.
- Tu ne voudrais plûtot dire les "cuillères-pailles"?
- Euh... peut-etre... Oui?
Ein ? Ils parlent trop bas. Je vais m’intégrer dans la conversation. (Bon, et ils parlent trop vite) Un mot par ici, un autre par là… Je n’arrive pas à leur suivre ! Tant pis. Je regarde mon ordinateur. Je suis très occupée. Je n'ai rien à faire. JE STRESSE !!! Tout à la fois !! Ma mère m´avait déjà averti :
- Tu ne peux pas avancer de boulot ?
- Quel boulot ?
Et tout pour le dernier mois…
Trop d’onglets ouverts ! – On dirait des « cils » en espagnol. Ou « pestañas », que c’est la même chose. - Je n’aime pas cette tâche. Je vais aller un moment sur Facebook. Qu’est-ce que je faisais avant ? Oups, un email émerge ! Ah, oui. Je vais aussi noter cette inscription sur le tableau.
- Tu ne maitrises pas Excel !!
- Ah bon ?
C´est vrai. J´aurais dû faire attention aux cours de la fac…
Qu’est-ce que je devais faire, exactement ? Ah, oui, je l’ai noté. Je n’ai qu’à lire mes notes. Je ne les lis pas. Je suis très désordonnée. « Oui, c’est vrai ! Je vais le faire (m’en occuper) ». Je change de tâche. C’est le bordel, mon bureau ! J´abandonne l’autre tâche à moitié. Trop de fenêtres ouvertes sur Internet. Trois copies du même document ! Mince, quelle est la bonne ? Ah, je découvre à quoi ça sert la fonction « réviser » ! Je ne maîtrise même pas Word !! C´est trop triste cela ! Je dodeline ‘de la tête. Un café ? Combien de cafés pendant la journée ? Oui, en France j’ai découvert à quoi ça sert un café au travail. - Un autre café ?- A la même chose qu’en Espagne, en fait : ils s’assoient autour d'une cafetière, ils ajoutent des tasses, des morceaux de sucre et... la réunion peut commencer ! Il faut bien tout préciser et bien l'expliquer quand on parle. Et aussi par écrit. Ils sont tellement ordonnés... Un bon de commande. Une plaquette. LA plaquette. C'est bon qu'ils comptent sur moi pour les aider!
C’est sympa, nous partageons une grande table à manger et nous rencontrons de collèges d’autres services. J’ai de la curiosité : qu’est-ce qu’ils se font à manger ? Dès le plus simple aux paquets les plus élaborés ! Certains apportent son petit huile d’olive, sa petite compote, son petit fromage, son petit pain… Tout est petit quand ils parlent !
Mais le plus drôle c’est quand personne ne parle. Moi non plus. Je devrais parler. Je n’ai pas envie. Si, je l’ai. Non, je ne l’ai pas. Ouf, quelqu’un qui, enfin, parle ! – Je me sens nulle…-
Il est 15h30: c'est l'heure du troisième café. Je me le sers. Je vais prendre quelque chose pour le remuer, et...
- Oh! Pardon! Je viens de jeter tous les couillets par terre!!
Mon chef rigole.
- Tu ne voudrais plûtot dire les "cuillères-pailles"?
- Euh... peut-etre... Oui?
Ein ? Ils parlent trop bas. Je vais m’intégrer dans la conversation. (Bon, et ils parlent trop vite) Un mot par ici, un autre par là… Je n’arrive pas à leur suivre ! Tant pis. Je regarde mon ordinateur. Je suis très occupée. Je n'ai rien à faire. JE STRESSE !!! Tout à la fois !! Ma mère m´avait déjà averti :
- Tu ne peux pas avancer de boulot ?
- Quel boulot ?
Et tout pour le dernier mois…
Trop d’onglets ouverts ! – On dirait des « cils » en espagnol. Ou « pestañas », que c’est la même chose. - Je n’aime pas cette tâche. Je vais aller un moment sur Facebook. Qu’est-ce que je faisais avant ? Oups, un email émerge ! Ah, oui. Je vais aussi noter cette inscription sur le tableau.
- Tu ne maitrises pas Excel !!
- Ah bon ?
C´est vrai. J´aurais dû faire attention aux cours de la fac…
Qu’est-ce que je devais faire, exactement ? Ah, oui, je l’ai noté. Je n’ai qu’à lire mes notes. Je ne les lis pas. Je suis très désordonnée. « Oui, c’est vrai ! Je vais le faire (m’en occuper) ». Je change de tâche. C’est le bordel, mon bureau ! J´abandonne l’autre tâche à moitié. Trop de fenêtres ouvertes sur Internet. Trois copies du même document ! Mince, quelle est la bonne ? Ah, je découvre à quoi ça sert la fonction « réviser » ! Je ne maîtrise même pas Word !! C´est trop triste cela ! Je dodeline ‘de la tête. Un café ? Combien de cafés pendant la journée ? Oui, en France j’ai découvert à quoi ça sert un café au travail. - Un autre café ?- A la même chose qu’en Espagne, en fait : ils s’assoient autour d'une cafetière, ils ajoutent des tasses, des morceaux de sucre et... la réunion peut commencer ! Il faut bien tout préciser et bien l'expliquer quand on parle. Et aussi par écrit. Ils sont tellement ordonnés... Un bon de commande. Une plaquette. LA plaquette. C'est bon qu'ils comptent sur moi pour les aider!
Et maintenant je fais réviser mes emails : je me sens comme à
l’école primaire! J’aime bien corriger les fautes du langage, apprendre le
français formel… J’espère de ne pas l’oublier vite.
Qu'ils s'expriment bien mes collèges ! Comment ont-ils réussi à
maîtriser si bien le français? Ils aiment bien discuter : Ils conversent
calmement, en donnant des arguments justifiés. Nous, les espagnols, NOUS
AURIONS CRIÉ. Même si on n´est pas fâchés. Ils ne sont pas très chaleureux. Si,
ils le sont. Moi, non plus. Qu´est-ce qu´ils en pense ? Ils peuvent me le
dire ! De moi ? Ils ne me le disent pas. De mon travail ? Juste
parfois. Pourquoi je ne leur demande directement ? Demain. Je vais sortit
pour m’aérer la tête. Et me dégourdir les jambes. Je n’aime pas
ce travail, tout le temps devant l´ordi ! Qu´est-ce que je pourrais
faire ? Je vais chercher à quoi m´en occuper. Il fait beau ! Le
soleil pique trop ici à Lyon… Tout le monde dehors ! J´ai versé mon verre
d´eau sur mon bureau ! (Personne ne m´a vu, tant mieux ;) )
Ce n’est pas vrai : je ne sais pas utiliser une photocopieuse ? Où se trouve mon agrafeuse ? Elle ne marche pas bien. Je gaspille trop de papier ! Je vais faire une autre copie. Heureusement, ils vont le recycler (Ouf !). Je vais imprimer encore. Ce n’est pas bon. Une autre fois. Qu´est-ce que je devais dire à la réunion ? Je viens de tout oublier ! Chacun connait très bien sa fonction ! Ils disent sa phrase de présentation. Mon tour arrive. On ne fait pas ça en Espagne !! Dans mon pays, on se présente vite en arrivant, on se serre la main, on sourit… et c’est tout ! Alors, qu’est-ce que je dois dire ?
Ah, que chacun parle à son tour ?? Ça c’est nouveau aussi…
En Espagne… Tu parles, on te coupe, elle change de sujet, il parle, tu lui coupes encore. Elle revient tout à coup au premier sujet. On se souvient de ce qu’on doit faire demain. Quelqu´un appelle par téléphone. Il redemande à la première personne coupée. On parle trop vite. Et la réunion elle finisse. Sans avoir arrivé à aucune conclusion… (Est-ce qu´on avait un ordre du jour préfixé ?)
Des emails : trop formels, plus amicaux... Comment on dirait « Cahier de charges » en espagnol ? Je n´en ai jamais vu un dans ma vie ! Est-ce que ça existe ? Et les MOOCs ? Ça c´est français ! Il n’y a pas d´équivalent en espagnol ! Pas vrai. Il y en a. On apprend aussi de choses de son pays ! Nana Mouskuri chante « La Paloma » ?? C´est beau ! Je ne la connaissais pas (la chanson). Ils ne connaissent pas « Cuidado con Paloma »?
Corinne, Charline, Amandine, Pascaline, Aline, Joceline… Palomine !?!
Oh non, c’est trop moche !!! :-o
Ils s’expriment bien les français. J’adore cette langue, mais je n´arrive pas à bien le parler ! Du coup, comment est-ce qu´on dit "du coup" en espagnol ? Je ne sais plus ! Je lui dis que je vais passer lui voir. Il rigole (Je me demande si « passer te voir » aura un double sens…) Il me reçoit en chantant l’hymne d´Asturies… Mais si je viens de Murcia !!
Les E.E.U.U. c’est un pays inconnu pour les français. Dites plutôt : USA. Il est sympa, lui ! Oh, mince ! (Elle est mignonne, Sophie). J´adore sa voix. J´aime bien comme ils parlent. Comment seront-ils arrivés à maitriser le français comme ça ? Un Massico ? Quel drôle de mot ! … Couper en masse ! Je vois maintenant d´où ça vient :)
On n’a pas des horaires à l’Université.
- C´est pas grave si tu arrives en retard.
(Sérieusement ?) Attendez, mais tous les jours ??
- Le rendez-vous sera à 9h. Bon, plutôt à 9h30, pour toi. (Ils se moquent de moi, mais ils sont tout à fait dans leur droit. Je le trouve marrant !)
Mais comme est-elle capable d’arriver si tôt le matin ? Elle dors au bureau, j’en suis sure!!
J´ai oublié son prénom... Encore ?! C’est pas vrai !! (C’est pas faux). Ils parlent vite! RIIIIIINGGG!! Le timbre m’a fait peur ! Qui m’appelle au téléphone ? Comment ? Ah oui, oui (je n´ai rien compris). Silence. Vous pourriez répéter encore une fois ? Ah, ok, merci ! (Je raccroche. Cette fois-ci, au moins, j´ai compris la moitié…)
Oh, mince ! Ma montre marche bien ? Je suis encore en retard ! Elle est fâchée ? Je pense que oui. Au moins elle en a marre d’attendre mon travail. J’aurais dû lui envoyer le document la semaine passée. Non, il y a un mois. Ou plutôt, il y a cinq mois. Même s’il y avait de fautes. Elle est très patiente. Je n’arrive pas à me concentrer sur le document, il est ennuyeux ! Elle ne rigole plus. Parce que je ne le suis les blagues ? Parce qu’elle a marre d’attendre ? J’ai honte. Comment je vais dire que je suis désolée ? Ce n’est pas le remède ! Je l’adore, elle est très sympa ! Elle doit penser que je m’en fiche ??? Car je ne lui réponds pas trop aux blagues… Je vais lui faire une tortilla. Ou mieux : une paella ! Mais quand ? Comment ? Et où ? Je m’en fais un bol…
« Les pourquoi du comment »… Quelle grande
question !
Ils sont sympas, le français, n`est pas ?… Bah
oui !!!
17 diciembre 2014
Ménage à trois
Elle joue. Moi, je mords. Il suce.
J'adore. Je meurs. Il met.
Elle jouit. Il lèche, je suce...
Actions d'amour.
07 septiembre 2014
Tengo un tango (I)
![]() |
| Tango Argentino II. Acrílico de Pedro Álvarez |
Tendido
en tenguerengue
y
suspendido
entre mis
labios,
tengo un tango
para ti.
Esas palabritas de lunfardo
- y tan porteñas -
no sé bien de
quién son dueñas,
pero por el aire
llegan
con aromas
de alhelí.
De Piazolla a
Buenos Aires,
de Cortázar a
Gardel;
las palabras,
con cincel
el cantante las
moldea.
Bailarines enfundados
en un traje gris
marengo;
señoritas de
abolengo
giran a ritmo de slow:
"pin - chof - grim
quick - slim – flow".
Y al compás se
van marcando
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